
|
 |

À propos de la déficience intellectuelle
Les personnes ayant une déficience intellectuelle* qui désirent participer aux Jeux olympiques spéciaux doivent consentir à se conformer aux règlements sportifs de JOSC.
*Remarque : « Le terme retard mental désigne l'état d'un sujet présentant des limites fonctionnelles importantes. Cet état se caractérise par un fonctionnement intellectuel nettement inférieur à la normale, associé à des capacités adaptatives limitées dans deux ou plusieurs secteurs de l'activité quotidienne : communication, autonomie, vie au foyer, compétences sociales, utilisation des services collectifs, autodétermination, santé et sécurité, scolarité de base, loisirs et travail. Le retard mental se manifeste avant l'âge de 18 ans.
L'application de cette définition est indissociable des quatre principes suivants :
- Pour être valable, l'évaluation du sujet doit prendre en compte les différences culturelles et linguistiques de même que la diversité des facteurs qui influent sur la communication et le comportement;
- Les limites des capacités adaptatives d'un sujet se mesurent en fonction des comportements typiques des sujets du même âge et de la même collectivité et en fonction des besoins individuels du sujet en matière de soutien;
- Certaines limites aux capacités adaptatives d'un sujet coexistent souvent avec des forces sur le plan d'autres capacités adaptatives ou d'autres compétences individuelles;
- Le fonctionnement d'une personne présentant un retard mental s'améliore généralement avec le concours soutenu d'aidants compétents. »
(Definition, Classification & Systems of Supports, 9th Edition, AAMR, Washington, DC - '92, p. 5 -- traduction libre.)
Le terme « retard mental » fait partie du vocabulaire diagnostique. Il ne s'emploie généralement plus dans la langue courante. À la place, et seulement s'il est nécessaire de nommer l'état qu'il décrit - contexte éducatif ou programme technique de JOSC-PNCE, par exemple -, on lui préfère l'expression « personne ayant une déficience intellectuelle ».
Les Jeux olympiques spéciaux ont été créés et développés pour offrir aux personnes ayant une déficience intellectuelle des occasions de s'entraîner et de prendre part à des compétitions sportives. Personne ne doit être exclu d'un programme ou autre activité des Jeux olympiques spéciaux, privé des avantages de ces activités ou objet de discrimination en raison de son sexe, de sa race, de sa religion, de son origine nationale ou de sa situation économique.
Vu la diversité des situations et des besoins qui prévalent dans les nombreuses localités où sont dispensés des programmes de Jeux olympiques spéciaux, on laisse aux sections locales, régionales, provinciales, territoriales et nationales une certaine latitude quant à l'admissibilité des participants. Toutefois, l'inclusion doit toujours être préférée à l'exclusion.
Les personnes qui présentent à la fois une déficience intellectuelle et des déficiences physiques sont admissibles aux programmes et aux compétitions des Jeux olympiques spéciaux
Participation des personnes atteintes du syndrome de Down et présentant une subluxation atloïdo-axoïdienne :
A. Les recherches médicales démontrent que jusqu'à 15 % des personnes atteintes du syndrome de Down présentent un mauvais alignement des vertèbres cervicales C-1 et C-2 qui augmente leurs risques de blessure au cou lors des activités impliquant une hyperextension ou une flexion extrême du cou ou du haut de la colonne vertébrale.
B. Certaines restrictions de participation s'appliquent aux personnes atteintes du syndrome de Down.
1) Les programmes accrédités peuvent permettre à toutes les personnes atteintes du syndrome de Down de poursuivre leurs activités d'entraînement et de compétition dans la plupart des sports des Jeux olympiques spéciaux. Toutefois, ces personnes sont exclues des sports ou des compétitions qui impliquent une hyperextension ou une flexion extrême du cou, ou une pression directe sur le cou ou le haut de la colonne vertébrale : nage papillon et plongeons de départ en natation, plongeon, pentathlon, saut en hauteur, sports équestres, gymnastique artistique, soccer, ski alpin de même que tout exercice d'échauffement sollicitant exagérément la tête et le cou.
2) L'interdiction de participer aux activités énumérées en 1) est maintenue jusqu'à ce qu'un examen (avec radiographies du cou en flexion et en extension complètes) effectué par un médecin bien informé sur la subluxation atloïdo-axoïdienne démontre l'absence de ce problème chez la personne concernée.
3) En présence d'une subluxation atloïdo-axoïdienne, le médecin doit avertir les parents ou les tuteurs de l'athlète concerné de la nature et de la gravité du problème. L'athlète concerné ne peut alors participer aux activités énumérées en 1) que s'il produit un certificat écrit délivré par deux médecins, de même qu'une reconnaissance de risques signée par lui ou par ses parents ou tuteurs dans le cas des athlètes mineurs.
4) Il incombe aux parents ou aux tuteurs de surveiller l'athlète et de prendre les mesures qui s'imposent à l'apparition éventuelle de symptômes neurologiques.
Rappel terminologique : On doit utiliser l'expression « déficience intellectuelle » au lieu du terme clinique « retard mental ».
La déficience intellectuelle n'est pas une maladie; elle ne doit pas être confondue avec la maladie mentale. Les personnes ayant une déficience intellectuelle présentent à la fois un rythme d'apprentissage plus lent et une capacité d'apprentissage limitée. Elles peuvent également avoir du mal à gérer les activités ordinaires de la vie quotidienne, à comprendre le comportement d'autrui et à déterminer les réactions appropriées en contexte social (comportement adaptatif). Les enfants ayant une déficience intellectuelle deviennent des adultes ayant une déficience intellectuelle; ils ne demeurent pas d'« éternels enfants ».
Selon l'American Association on Mental Retardation (AAMR), qui en donne la définition la plus largement admise, une personne présente une déficience intellectuelle quand elle répond aux critères suivants : limites marquées des capacités adaptatives dans deux ou plusieurs secteurs de l'activité quotidienne et évidence de ces limites depuis l'enfance (avant 18 ans).
Par capacités adaptatives, on entend les habiletés ordinaires mises à contribution dans la vie, le travail et les loisirs en société. Cette nouvelle définition englobe dix secteurs de l'activité quotidienne : communication, autonomie, vie au foyer, compétences sociales, utilisation des services collectifs, autodétermination, santé et sécurité, scolarité de base, loisirs et travail.
Les capacités adaptatives s'évaluent en contexte et sous tous les aspects de la vie individuelle. Une personne dont le fonctionnement intellectuel est limité mais non les capacités adaptatives peut ne pas faire l'objet d'un diagnostic de déficience intellectuelle.
Les personnes ayant une déficience intellectuelle constituent l'un des plus grands groupes de personnes ayant une déficience. On estime à 156 millions les personnes présentant une déficience intellectuelle de par le monde.
La déficience intellectuelle ne connaît pas de frontière. Quels que soient sa race, son éducation, son milieu social ou économique, n'importe qui peut avoir une déficience intellectuelle. L'hérédité ne compterait que dans une fraction des cas. On dénombre beaucoup plus de 350 causes de déficience intellectuelle et la cause spécifique reste inconnue les trois quarts du temps. Quelque 87 % de toutes les personnes concernées ont une déficience intellectuelle légère qui, à bien des égards, ne les distinguent en rien des personnes n'ayant pas de déficience intellectuelle.
|
 |




|
|